... innocents
Je me suis lancé hier dans une rangement effréné de mon lieu de vie lorsque je suis tombé sur une vieille feuille coincée entre les pages d’une ancienne édition du
Courrier International. Mon premier geste fût de mettre la dite feuille dans ma corbeille.
Quelques heures après, alors que je passais à côté de cette même corbeille, des lettres manuscrites d’un rouge vif attirèrent mon regard et je reconnu à la forme de leur support la vieille feuille qui était menacée d’un funeste destin. Pris d’un certaine curiosité je me suis mis à lire avec intérêt cette dernière et reconnu mon écriture enfantine. Il s’est avéré que ce texte était une copie de celui que j’avais écris durant mes années de collèges pour le Concours d’écriture de « Printemps de Cassis » et dont le thème cette année là était : Les chemins de la Beauté.
Un Souffle de Vie
Mon Enfance est bercée de souvenirs dans lesquels je me vois emprunter ces chemins de campagne, bordés de vignes et d’oliviers. Il m’arrivait alors de m’arrêter, uniquement pour contempler la nature, paysage fabuleux qui s’offrait à mes yeux.
Il me revient à l’esprit une journée particulière où un soleil flamboyant couronnait un dimanche d’été. Un vent rafraîchissant soufflait sur la plaine, les paysans avaient commencé les moissons et les épis tombaient au premier coup de faux.
Je vadrouillais au gré du hasard dans cet environnement luxuriant, débouchant sur des sentiers qui m’étaient encore inconnus. C’est au détour d’un de ces sentiers tortueux qui traversait bois et champs que je découvris un petit ruisseau.
Une herbe verte et drue tapissait les bords du cours d’eau, le mélodie des flots qui coulaient sur les galets permettait de retrouver une paix intérieur, des pêchers chargés de fruits répandaient un parfum doux et sucré, et quelques massifs d’iris aux couleurs chatoyantes apportaient une touche coloré à ce décors qui ravissait l’œil du visiteur que j’étais.
De nos jours, comme à l’instant présent, quand les soucis me submergent et la fatigue m’emporte, je ferme les yeux afin d’ouvrir une fenêtre dans mon âme, je me remémore le chant des oiseaux, la brise fraîche sur ma jour, et la grâce des papillons virevoltant dans l’air.
Tout ceci laissant en moi une foi inépuisable dans ce monde que l’on dit grossièrement sans espoir.
Je vous demande donc de rester indulgent envers mes erreurs de jeunesse, j’ai tenu à retranscrire dans son intégralité ce texte, sans toucher aux anachronismes et autres confusions présents dans celui-ci, moi même la lecture de ce texte innocent et naïf m’a fait sourire un moment, me montrant à quel point mon style d’écriture n’en était qu’a ses premiers balbutiements !
Alexandre

Merci à vous :)